14/03/2011 MONTPELLIER, TERRE D'INVESTISSEMENT
 
L’Hérault et le reste du monde

Les motivations de l’investissement héraultais ne manquent pas : la percée des expatriés et des mutés, l’attrait des étrangers, l’acquisition locative ou le désir d’une retraite au soleil…

Le département de l'Hérault intéresse les Français expatriés qui préparent leur retour, ils sont séduits par la douceur du climat et des prix inférieurs à ceux de la Côte d’Azur. Ils recherchent des maisons, souvent de plain-pied en prévision des vieux jours, dans des budgets compris entre 500.000 et 700.000 €. Pour ces acquéreurs, Castelnau-le-Lez et sa vie associative riche est très adaptée. D’autres souhaitent investir dans le locatif, misent sur des petites surfaces dans des quartiers porteurs, à Lepic à l’ouest de Montpellier ou dans le secteur proche d’Antigone. Dans le premier coin, prévoir 60.000 € pour un T1 bis de 35 m2, dans le second, tabler sur 3500 € le mètre. Parmi ces investisseurs, certains louent en attendant une installation définitive. Là, les perspectives diffèrent et la demande porte sur des sites animés et accessibles à pied depuis le centre-ville, comme Les Beaux-Arts. On remarque aussi la percée d’actifs bientôt à la retraite émanant d’autres régions françaises. Ils optent pour des maisons avec petit jardin ou des appartements entre 300.000 et 400.000 €. Les cadres mutés raffolent des maisons avec piscine de la périphérie montpelliéraine. Les Parisiens acceptent un léger éloignement avec des adresses sur Sussargues, Saint-Drézéry, Saint-Mathieu-de-Trévier ou Claret. Quand, pour le même budget, on achète 100 m2 sur 500 m2 de terrain à Montpellier, on obtient 130 m2 habitables sur 1000 m2 de jardin sur ces zones. La prise de distance permet de contourner la hausse des prix ou d’éviter des taxes foncières parfois élevées. Les retraités laissent enfin la villa pour un appartement central entre 80 et 120 m2, de 300.000 à 350.000 €. Les étrangers se divisent en deux camps : les travailleurs de Dell, souvent originaires du sud de l’Europe, et les Anglais. Les premiers se partagent entre le locatif et l’achat, à l’est et au nord-est de Montpellier ; les seconds craquent pour la vieille pierre et l’arrière-pays. A noter cependant, la concurrence de l’Aude depuis l’ouverture de la ligne aérienne directe Carcassonne-Londres.

Les terrains à vendre
Ils sont rares pour ne pas dire inexistants sur le département. Dans le nord-ouest, on explique cet état de fait par un secteur diffus. On constate que ce sont les Hollandais qui achètent des terrains viabilisés et engagent des travaux. Plus bas, du côté de Béziers, la valeur du terrain à bâtir s’établit entre 120 et 160 €/m2. A Montpellier, il faut compter 170.000 € pour 366 m2 ; sur Saint-Jean-de-Védas, six terrains, de 650 à 800 m2 se négocient actuellement à 400 € le mètre. Ici, comme ailleurs, le coût élevé se justifie par la pénurie de produits.

Urbanisation
Sur le département, le bâti s’est développé de manière anarchique. Un constat nuancé par l’excellent niveau des rénovations. Deux maisons voisines de 150 m2 sur 1000 m2 de terrain peuvent présenter des écarts de prix de 50 %, selon l’architecture et la décoration. Ici, on ne vend pas seulement du mètre carré, mais aussi des prestations.

14/03/2011 IMMOBILIER A MONTPELLIER HERAULT et 30 km alentours
 
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