| Castelnau le lez |
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Castelnau trouverait ses origines voici plus de 2000, à l’époque romaine.
Seules devant être retenues les preuves tangibles d’une présence à une date donnée, la découverte des gobelets de Vicarello et plus encore la carte romaine antique dite « Table de Peutinger » attestent irréfutablement l’existence de la cité à l’époque romaine.
Les diverses appellations : Sextantio, Sextantione, Sextantionem et parfois même Suxtantione comme écrit dans ce manuscrit du IIIème siècle dans l’itinéraire d’Antonin, rappellent l’antériorité de Castelnau sur bien d’autres cités et notamment sur Montpellier dont l’origine ne remonterait qu’à l’an 985 de notre ère.
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| Le moyen-âge |
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Forteresse dominant le passage du Lez sur la grande Voie Domitienne allant de Cadix à Rome et peut-être centre de commerce florissant en liaison avec le port de Lattes, l’étape Sextantio, sixième station sur la Voie Domitienne en venant de Nîmes, devenue au fil du temps Castelnau, s’est peu à peu effacé, à l’ombre de la ville nouvelle qui grandissait à côté d’elle. |
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Du VIIIème au XIIIème siècle, Castelnau, Le Crès, et Salaison formait une communauté dont la population se regroupa près d’un château dominant la rive gauche du Lez (afin de se protéger des invasions barbares) : Castellum Novum.
Le vieux village restera longtemps discrètement rassemblée autour de son église médiévale (XIIème siècle) qui semble en surveiller l’entrée. |
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| Dès 1789, les castelnauviens (400 habitants environ) très pauvres et soumis à de sérieux troubles politiques inhérents à la Révolution, connaissent une période de souffrance proche de la famine. |
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Les années qui suivront n’apporteront guère d’améliorations aux villageois. L’agriculture, (dominée par la vigne et l’élevage), constituant l’activité essentielle, le revenu des habitants reste très faible et la pauvreté s’installe durablement.
L’influence de la ville voisine n’est pas absente et dès le XVIIIème siècle commencent à apparaître les résidences secondaires préfigurant les mazets et cabanons qui se multiplieront dans la garrigue de la Gardie et sur les bord du Lez tout au long du XIXème siècle. |
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L’eau vive du Lez, si exceptionnelle dans la région, a toujours été fort appréciée. Le cadastre de 1820 révèle que sur les 122 maisons existant alors, 14 appartiennent à des bourgeois montpelliérains.
La venue du chemin de fer dans les années 1840 ouvre une nouvelle ère de communication. L’instruction se développe. L’école fait évoluer les mentalités et une certaine prospérité, due notamment à l’extension de la culture de la vigne malgré la crise du phylloxéra en 1873, permet aux habitants de profiter des progrès fulgurant de cette deuxième moitié du XIXème siècle : transport avec du chemin de fer Montpellier-Beaucaire et la venue du Tramway, le télégraphe et le téléphone, la modernisation de la ville et de l’état des rues, l’arrivée du gaz, l’amélioration de la fourniture d’eau aux particuliers, le développement de la scolarité… |
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